09 août 2006

Etat d'âme

C'est vraiment le gros bordel dans ma tête... A peine rentrée de vacances, je commence déjà à déprimer parce que rien n'est attirant ici, dans cette petite vie minable où tout passe furtivement et inutilement, où rien ne me donne un minimum de joie de vivre, où tout est gris comme le temps qu'il fait en plein mois d'août... L'ennui est vraiment dur , c'est ignoble et encore plus quand il est accompagné de la solitude... (s'ennuyer à plusieurs c'est peut-être plus marrant...)
Je regarde par la fenêtre, je vois un ciel immensément chargée d'une masse blanc-sale, sans une minuscule trace du bleu revigorant qu'on peut habituellement apprécier en période estivale.... Les vaches, les chèvres sont là, mais ça ne me fait plus rien de les voir ; je suis dégoûtée de ce paysage que tant de citadins rêvent de voir devant leur fenêtre...
C'est vrai, ici l'air est pur... Mais ma tête est embuée et l'air pur a beau soufflé, mes neurones ne veulent pas y faire attention.
Ma chambre, mon refuge ; des livres étendus par terre, un peu partout que je n'ai plus la force de lire, de feuilleter ou même d'ouvrir... Un ordi posé juste devant moi que j'allume parfois pour essayer d'être "en contact" avec le monde qui m'entoure... Socialement, je suis réduite à l'état de sous-merde... Je commence à devenir une ermite (ou une huître c'est au choix)... D'ailleurs je dirais plutôt huître parce que la sagesse d'un ermite, je suis encore loin de l'avoir.
Parfois, j'essaie d'anticiper le futur et je me demande comment je vais réussir à devenir quelqu'un dans quelques années. Et qui sera ce quelqu'un... Que fera t-il de sa vie? Ou ira-t-il? Je ne sais encore pas tout ça mais je préfère ne pas y penser du tout, surtout dans des moments comme ça où tout me donne envie de gerber... Tout à part la bouffe. Ça c'est encore un autre problème... Si je me surveille pas, je serais capable de finir tous les placards de la cuisine en une matinée. J'ai un vrai souci avec la nourriture, je me gave comme une oie quand je suis toute seule. C'est l'angoisse qui me fait ça je le sais très bien. Et l'ennui bien sûr. C'est un cercle vicieux, où la tentation est plus forte que la raison et qu'elle prend le masque du réconfort ; c'est très dur à vivre.
Je me sens d'un inutile profond, j'ai l'impression que ma tête dort, que mon corps enfle et se crispe, que mes neurones s'envolent un par un, que mon humeur dégringole...
Moi qui d'habitude avait des idées toujours positives, toujours ambitieuses, j'avais vraiment cette soif de progresser et d'avancer, je me retrouve là, coincée entre deux barrièrres qui m'empèchent de voir plus loin et me stagnent à cette pourriture de vie miséreuse et remplie de vide.

Posté par lolajoy à 09:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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